Le 2ème régiment tenait, en 1914, garnison à Lierre et constituait l’artillerie divisionnaire de la 2ème division d’armée.
Au cours de la première partie de la campagne, il se distingue aux combats de Wespelaer et de Thildonck puis à ceux de Wesemael et de Puttekappel.
Pendant le siège d’Anvers, il participe à la défense du secteur de Wavre-Sainte-Catherine-Duffel-Lierre.
Au cours de la retraite vers l’Yser, il est du combat de Moerbeke.
Du 13 octobre au 1er novembre, il contribue à la victoire de l’Yser et obtient sur ses boucliers les inscriptions « Nieuport et Saint-Georges », le deuxième groupe celle de « Dixmude ».
Avec la 2ème division d’armée, le 2ème d’artillerie occupe ensuite successivement, les secteurs de Loo, de Steenstraete, de Dixmude et de Pervyse.
Le 3ème groupe obtient, après le combat de Reigersvliet du 6 mars 1918, une citation à l’ordre du jour de l’armée.
Le régiment participe ensuite à l’offensive libératrice et se distingue devant Moorslede, à Somerghem, sur le canal de dérivation de la Lys et termine la guerre à Everghem au nord de Gand.
Le 8ème d’artillerie a été formé par l’arrêté royal du 20 décembre 1916, par deux groupes du 2ème régiment et un groupe d’obusiers de 105. Il fut affecté à la 8ème division d’infanterie et participe à la garde du front. Il se trouvait dans le secteur de Brielen en août 1918.
Le régiment se distingua au cours de l’offensive libératrice, notamment devant Moorslede où il exécute des tirs jusqu’au 14 octobre. Il fait ensuite partie du groupement d’attaque de la 3ème division d’infanterie, intervient à Winckel-St-Eloi, à Lendelede puis sur la ligne d’eau entre Bavichove et Ingelmunster.
Le 17 octobre, le 8ème d’artillerie bivouaquait à Zarren et le lendemain, se trouvait en action à Waerdamme. Après l’arrêt de la 8ème division d’infanterie, devant la Lys, au cours duquel le régiment est en batterie à Hansbekeveer et Roo, la guerre se termine à Slypdonck-lez-Tronchiennes. Le 8ème d’artillerie reçoit les citations « Moorslede » et « La Lys ».
Un arrêté royal du 3 juin 1930 lui décerne, avec la citation « Anvers », la fourragère à la couleur du ruban de l’Ordre de Léopold.