7ème et 17ème de ligne

Historique

 

A la mobilisation le 7ème forme avec le 27ème qu’il mobilise l’infanterie de la 7ème brigade mixte commandée par le Général Drubbel.

 

Le premier combat livré par le 7ème se place au cours de la première sortie d’Anvers ; son IIème bataillon notamment combat furieusement le 26 août, dans la région de Wespelaer.

 

Au cours de la deuxième sortie d’Anvers la 7ème brigade mixte joua un rôle extrêmement brillant. Le 9 septembre, à l’aube, elle enlève Aerschot en capturant 400 prisonniers et un abondant butin.

 

La journée du 10 allait être particulièrement glorieuse. Après une série de durs combats, les régiments de la brigade parviennent à couronner au crépuscule les hauteurs dominant immédiatement leur objectif : Louvain. Décidé à achever ce magnifique succès, le Général Drubbel a donné ses ordres pour la reprise de l’attaque à l’aube, quand lui parvient, dans la nuit, un ordre de la division lui prescrivant de se replier au plus tôt vers Aerschot. Son élan impétueux a, en effet, placé la 7ème brigade dangereusement en flèche par rapport aux autres troupes de la 2. D.A.

 

Le lendemain, le 7ème et le 27ème repartent à l’attaque. En dépit de la résistance opiniâtre et des contre-attaques de l’ennemi qui ne cesse de se renforcer, ils progressent magnifiquement … quand, une fois encore, leur parvient le décevant ordre de repli.

 

Au cours du siège d’Anvers, la 7ème brigade mixte allait être durement mise à l’épreuve. La stoïque résistance de ses bataillons, dans l’intervalle Waelhem, Wavre-Sainte-Catherine, puis sur la Nèthe, se chiffrèrent par de lourdes pertes.

 

La frénétique mêlée de l’Yser donna au 7ème l’occasion d’atteindre les sommets de la gloire.[i] Galvanisé par son vaillant chef, le Colonel Delobbe, sa défense aux abords du pont de l’Union devant Saint-Georges-lez-Nieuport fut sublime à ce point qu’elle lui valut l’insigne honneur de voir son drapeau décoré – le premier de toute l’armée belge – de l’Ordre de Léopold.

 

Dans les jours qui suivent le 7ème, exalté par l’hommage royal, combat héroïquement, notamment à la contre-attaque de Ramscappelle (30 octobre) et à l’attaque de Lombartzyde (4 novembre).

 

La guerre de stabilisation vit le 7ème occuper particulièrement les secteurs de Ramscappelle, de Saint-Jacques-Cappelle et sa fameuse tête de pont, de Nieuwcappelle, de Steenstraete, de Dixmude, de Reigersvliet-Oudstuyvekenskerke, de Boesinghe. Partout le régiment se signala par son excellent moral et son extraordinaire puissance de travail.

 

En décembre 1916, le 7ème fut dédoublé en 7ème et 17ème.

 

Au cours de la « garde sacrée » les magnifiques phalanges de patrouilleurs du 7ème (Lieutenant Verbist) et du 17ème (Lieutenant Meeus) se couvrirent de gloire par toute une série de coups de main plus audacieux les uns que les autres. Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1917, un détachement de cinq pelotons prenait d’assaut le célèbre château de la borne 19 et en ramenait une vingtaine de prisonniers et du matériel.

 

Le 28 septembre 1918, à l’aube, 7ème et 17ème, qui à l’aile droite de l’armée belge donnent la main aux Britanniques, s’élancent fougueusement. En un élan irrésistible, ils culbutent tout sur leur passage : dès midi tous les objectifs sont atteints. Le 29, après un assaut sanglant, Moorslede est enlevé. Le 1er octobre, un bataillon du 17ème s’empare de Sint-Pieter, et en poussant hardiment en flèche, s’avance jusqu’au pied de la « Flandern Stellung ».

 

Après quelques jours de repos nécessaires pour reconstituer les unités décimées, 7ème et 17ème s’élancent le 16 octobre dans la deuxième phase de l’Offensive Libératrice.

 

Une série de vigoureux combats jalonnent l’avance victorieuse du 7ème et 17ème jusqu’aux abords immédiats de Gand où vient les surprendre l’aube radieuse de la victoire définitive.

 

Dans les plis du drapeau du 7ème éclatent en lettres d’or ces fulgurants foyers de gloire : Saint-Georges-lez-Nieuport, Yser, Moorslede, Anvers, Lombartzyde.

 

Major B.E.M. DENDAL

Commandant la I/IV du 7ème, devenue en décembre 1916 la 5ème compagnie du 17ème.


 

[i] Vers la mi-octobre, le 7ème et le 27ème avaient été fondus en un seul régiment.