9ème Régiment d’artillerie

 

Historique

 

Né au cours de la grande guerre de 1914 à 1918, le 9 A. fut formé par le dédoublement du 3 A. qui englobait à cette époque tous les groupes de la 3 D.A.

 

L’Artillerie de la 3 D.A. constitue à partir du 10 juillet 1916 la 3ème brigade d’Artillerie formée des 3e et 9e régiments.

 

Le 9 A. comporte quatre groupes :

 

I/9 A.   : 49e, 50e et 51e batteries montées de 7c5,

II/9 A.   : 61e, 62e et 63e batteries montées 7c5,

III/9 A.  : 1e, 2e et 3e batteries montées d’obusiers de 10c5,

IV/9 A.             : 1e batterie de mortiers de 7c5, 3e batterie de M.V.D., 9e batterie de M.V.D. et 3e batterie de L.G.

 

Ensuite de l’A.R. du 24 janvier 1918, deux divisions d’infanterie sont créées dans chaque D.A., la Brigade d’Artillerie est dissoute et le 9 A. fait partie de la 9 D.A.

 

Il ne conserve alors que les groupes I, II et III ; le IV passe au 15 A. (Artillerie divisionnaire de la 3 D.A.). Par la nouvelle réorganisation de l’armée le 25 juillet 1918, le 9 A. reçoit la 9e batterie de M.V.D., la 9e batterie d’accompagnement (mortiers de 7c5 et lance-grenades).

 

Les unités du 9 A. ayant appartenu à d’autres formations dissoutes, ont combattu, avec ces formations, jusqu’au moment de leur incorporation dans le régiment, c’est-à-dire le 10 juillet 1916. Il n’est pas possible de relater en ces quelques lignes les actions auxquelles ont pris part, d’une façon active, les groupes du 9 A.

 

De nombreuses citations témoignent de l’allant et du bel esprit de sacrifice des officiers, sous-officiers et soldats. L’O.J.D.I. du 24 avril 1918 dont ci-dessous copie synthétise la valeur de notre beau régiment.

 

« Q.G., le 24 avril 1918.

 

ORDRE DE DIVISION

 

Aux Officiers et Soldats de la 9 D.I.

 

Vous avez buriné, le 17 avril, une page glorieuse sur les tablettes d’airain de l’histoire.

 

L’ennemi, abhorré, gonflé de prétention, a voulu vous passer sur le corps pour prendre à revers nos alliés. Il a cru qu’il lui suffisait d’exiger le passage pour que nous nous écartions ; il devait savoir cependant que les soldats de Liège et de l’Yser reculent quelques fois, mais pour mieux bondir en avant.

 

Vous avez infligé aux bourreaux de vos familles restées sous le joug, une cuisante défaite, lui prenant des prisonniers en quantité, lui tuant et lui blessant des centaines d’hommes, désorganisant ses unités, lui enlevant du matériel et un butin considérable.

 

Cette éclatante victoire est due à la ténacité, au courage, à l’entrain de quelques unités de chasseurs et 4ème de ligne, à la valeur de nos batteries de mitrailleuses, à la science de notre artillerie dont les tirs précis, rapides, ont arraché même l’admiration de nos ennemis.

 

Je sais que les soldats de la 9 D.I. qui ne furent pas engagés, eussent été tout aussi valeureux et qu’ils brûlent tous du désir d’égaler leurs camarades et de conquérir les mêmes lauriers.

 

Un grand facteur du succès a été la coordination des efforts ; l’infanterie a résisté au premier choc ; soutenue par l’artillerie, elle a contre-attaqué avec audace et vigueur, aidée par les batteries.

 

Les acclamations par lesquelles les chasseurs ont salué les prouesses des aviateurs pendant la lutte et par lesquelles, au retour du combat, ils ont remercié leurs artilleurs, sont une preuve éclatante de la confiance que tous les soldats de la 9 D.I. ont les uns dans les autres.

 

Cette confiance, qui va du chef au soldat, du soldat au chef, du fantassin à l’artilleur, à l’aviateur, au pionnier, au télégraphiste, développons-la encore, fortifions ce levier puissant dont la robustesse nous permettra d’affronter n’importe quelle tâche, quelque ardue qu’elle paraisse.

 

S.M. le Roi, notre chef bien-aimé, a daigné vous apporter ses félicitations personnelles dans les cantonnements où vous vous reposiez, après votre victoire.

 

Votre lieutenant-général, votre idole, vous a exprimé toute sa satisfaction et a célébré la beauté de vos vertus guerrières.

 

Ce sont là des encouragements d’une valeur inestimable.

 

Laissez-moi, à mon tour, vous exprimer mon admiration pour vos hauts faits et vous dire la fierté que je ressens de me trouver à la tête de soldats tels que vous, et pleurer avec vous les camarades tombés en héros pour la Patrie et pour le Roi. 

 

Le Général-Major commandant le 9 D.I.

(signé) BALTIA »

 

Notre étendard cravaté aux couleurs de l’Ordre de Léopold, porte les citations glorieuses ci-après :

Liège, Yser, Merckem, Oost-Nieuwkerke, Oost-Roosebeke, Anvers.