Aérostation

Historique

 

En 1914, le Service de l’Aérostation prévoyait quatre sections aérostatiques à un ballon : un à Liège, un à Namur et deux à Anvers.

 

A Liège, le ballon fut gonflé dans le secteur de Barchon à Caharday. Il y effectua plusieurs ascensions et fournit quelques observations intéressantes. A Namur, les circonstances ne permirent pas de gonfler le ballon et tout le matériel fut détruit pour ne pas être laissé aux mains de l’ennemi. A Anvers, la première section effectua quelques ascensions, dans le 3ème secteur de défense.

 

Après la retraite, le service est complètement désorganisé et envoyé à Calais pour se reformer.

 

La 1ère section fut la première réorganisée et partit pour le front occuper un emplacement d’ascension à Forthem, le 15 janvier 1915. La 2ème section rejoignit le front à Kruis Abeele, le 15 mai 1915.

 

Pendant l’année 1915 l’Aérostation repéra un grand nombre de batteries ennemies en action et notamment la fameuse batterie allemande de Predikboom-Cabaret qui bombardait régulièrement la ville de Dunkerque.

 

Une 3ème section fut créée au printemps 1916 et s’installa aux environs de Eikhoek.

 

C’est en 1916 également qu’apparut le premier treuil du type Caquot et les usines à gaz automobiles.

 

Une 4ème section, créée au cours de l’hiver 1916-1917, fut dirigée sur Westvleteren.

 

En fin de l’année 1917, le Haut Commandement décida d’organiser les formations existantes en trois compagnies, chacune à deux ballons, de manière à mettre en ligne, sur le front belge, un total de six ballons.

 

Au cours de l’année 1918, l’Aérostation atteignit le maximum de rendement. Du 17 mai au 30 juin :

 

141 batteries ennemies furent repérées en action,

154 réglages de tir pour l’artillerie,

5 ballons sont attaqués par avions et incendiés,

4 ballons sont attaqués par avions sans résultat,

14 ballons sont atteints par le tir de l’artillerie ennemie,

8 ballons sont soumis au tir de l’ennemi sans résultat,

1 ballon est déchiré au cours d’une ramenée rapide,

2 ballons ont leur câble de retenue coupé par des éclats de shrapnels,

20 observateurs sautent en parachute.

 

Les conditions atmosphériques nettement défavorables au cours de l’Offensive des Flandres n’ont pas permis à l’Aéronautique de prendre une part très active aux opérations.

 

C’est devant Gand et l’attaque du canal de Gand-Terneuzen qu’ont été effectuées les dernières ascensions d’observation mettant fin à la participation de l’Aéronautique à la campagne 1914-1918.

 

Citations : YSER 1917 – FLANDRES 1918.