Artillerie de la position fortifiée d’Anvers

Historique

 

Lors de la mobilisation de l’armée en 1914, l’artillerie de la P.F.A. comportait :

-          un régiment d’artillerie de place,

-          un régiment d’artillerie de côte,

-          un régiment d’artillerie de siège.

 

Régiment d’artillerie de place

 

Un Etat-major de régiment, cinq bataillons actifs à 4 batteries numérotées 1 à 20. Ces batteries occupaient les ouvrages de la première ligne de défense d’Anvers. Un bataillon  de 5 batteries de première réserve est destiné au service de l’artillerie de la deuxième ligne de défense d’Anvers.

 

Les batteries du régiment ont eu un rôle actif dans la défense de la Position d’Anvers en 1914, dont l’attaque par l’armée allemande a débuté par le troisième secteur.

 

Les ouvrages permanents de première ligne situés dans la zone comprise entre les forts de Waelhem et de Lierre, ont été réduits, entre le 28 septembre et le 2 octobre, par l’action des formidables engins de destruction du Corps de Siège et dont la puissance inconnue jusqu’alors, avait été capable de réduire le fort de Kessel en quelques heures.

 

Malgré les effets terrifiants de la grosse artillerie allemande, le courage et la vaillance de ces garnisons restent intacts et les points d’appui du front d’attaque sont défendus jusqu’à l’assaut. L’ennemi élargissant la trouée qu’il s’est créée sur la Nèthe, rencontre la même résistance opiniâtre dans les secteurs voisins, et ce n’est qu’après de sanglants combats contre les troupes garnissant les intervalles et au cours desquels l’artillerie de place a coopéré, que l’assaillant parvient à se rapprocher de la deuxième ligne de défense.

 

Les ouvrages de cette ligne sont soumis aussitôt à un violent bombardement ; les défenseurs de ce nouveau front de combat luttent énergiquement contre un ennemi bien supérieur en nombre et en matériel. Après avoir détruit leur matériel et noyé leurs poudres, ils se retirent avec les troupes de la défense, belges et alliées, lorsque la retraite sur la rive gauche de l’Escaut est engagée.

 

De nombreux groupes d’officiers et soldats du régiment parviennent à Ostende sous le couvert des divisions d’armée. Ces contingents d’artillerie de forteresse sont dirigés sur Ardres en Calaisis où, reformés en deux régiments à 12 compagnies, ils constitueront par la suite le noyau de l’artillerie lourde belge et les compagnies de travailleurs.

 

Les forts de Waelhem, de Wavre-Sainte-Catherine, de Broechem, la redoute de Dorpveld et le fortin de Duffel ont été cités à l’ordre du jour de l’Armée pour la magnifique résistance de leur garnison.